Post Scriptum, presse, dijon, université de bourgogne, jeunes, politique, journal étudiant, information critique, citoyen

Journal d'information critique de l'Universté de Bourgogne, Post Scriptum, presse, dijon, université de bourgogne, jeunes, politique, journal étudiant, information critique, citoyen, citoyenneté

01 mai 2005

Post Scriptum OUI

Post Srciptum spécial campagne du OUI !

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01 janvier 2005

Post Scriptum 8

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Post Scriptum 8, premier trimestre 2005 + Hors Série n°2 spécial Manifestation lycéenne

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Edito de Jean-Baptiste Hermann :

Si l’Humanité n’avait plus conscience d’elle, son humilité vitale face au Monde resurgit violemment par la volonté incontrôlable de la Nature… La fin 2004 connu une gigantesque catastrophe et transforma l’image d’une globalisation loin des peuples en une mondialisation des solidarités. Pourtant a-t-on assisté à la naissance d’une conscience internationale ? Les fêtes de fin d’année, accompagnées d’un tel drame, ont du en écoeurer plus d’un. Mais delà à voir l’égoïsme donner des aigreurs à l’Occident… Le tsunami de Noël 2004 entraîna alors une vague réminiscence de toutes les misères du monde. Celles-ci auraient du nous amener à penser les souffrances causées par l’Homme sur l’Homme, ces souffrances des peuples qui n’ont pas su digérer les effets de l’ultralibéralisme.

2005 se lève donc avec une belle gueule de bois. Les citoyens des 4 coins du globe ont eu en majorité du mal à avaler l’élection de Bush qui se proclame désormais à la tête d’une coalition d’aide internationale. Ajoutez à cela la surmédiatisation de l’horreur de la catastrophe humanitaire d’Asie du sud-est, c’est-à-dire, une exploitation à l’excès du sujet sur le court terme alors qu’il est préférable d’organiser une solidarité tenace et efficace en gardant à l’esprit les difficultés de ces peuples au-delà de la durée de “ l’actu sensas ”. Aujourd’hui aucun média ne parle plus de ce drame et pourtant la souffrance persiste toujours…

Lors de la catastrophe certains magazines ont évoqué les différentes atrocités à vous en faire vomir. Des hebdomadaires, aux lignes éditoriales pourtant sérieuses, ont succombé à ce sensationnalisme nauséabond. Dans nos hebdos de référence, nous avions un faible pour le pluralisme de Marianne, qui semble à présent se rapprocher de plus en plus de l’éclectisme de Télé 7 jours. Cette dérive est visible dans le N° 404 du 15 au 21 janvier 05 où le magazine attaque une fois de plus le journal Le Monde, cette fois en l’accusant de sensationnalisme. Paradoxalement, la Une de ce N° de Marianne titrait un probable raz-de-marée sur la Côte-d’Azur. Encore plus navrant, dans le journal des lecteurs est publiée une lettre qui soutient que c’est aux politiques d’endosser la responsabilité de la catastrophe en Asie ! Ce n’est plus du pluralisme c’est de la pure contradiction. Car si un tsunami est réellement possible sur la Côte-d’Azur alors il faut que Gaudin et toute la crème qui vient y passer ses vacances se bougent au risque de se prendre une vague ! Mais la goutte d’eau qui fait déborder le seuil de tolérance est à la rubrique forum, toujours dans le même N°, où une journaliste formule des attaques virulentes contre l’impôt qu’elle nomme de façon plus poétique que pertinente “ le tue-l’amour ”.

Elle s’insurge contre l’idée d’une taxe sur les revenus du capital et les mouvements financiers proposée par les Socialistes pour venir en aide aux victimes du tsunami. Selon elle, cette idée tue la spontanéité du don, elle conduit à étouffer la générosité…après tout mieux vaut donner chacun sa petite part comme on l’entend, et puis le salaud de pauvre, quel égoïste s’il n’a pas envoyé de sous en Asie ! Ce point de vue reflète bien la mentalité de droite cherchant à se donner bonne conscience face aux inégalités. Cela nous rappelle ces gens qui envoient 100 balles au Téléthon et qui passent le reste de leur soirée à se rincer l’œil tranquilles devant les Miss France ; bien que ceux-ci ne rechignent peut-être pas à payer leurs impôts. La générosité et la bonté ne sont pas le privilège de quelques uns, mais le devoir d’une communauté. Entre charité et solidarité, la différence se situe dans la conception que l’on se fait de l’Humanité. Nous pensons qu’un monde qu’un monde plus jusste se construit grâce à un effort collectif, et l’impôt faait partie. Une véritable mondialisation des solidarités passerait par la mise en place d’instrument réducteur d’inégalités tel que la taxe Tobin. Espérons enfin que la construction européenne progresse politiquement pour devenir un modèle démocratique solide et une alternative internationale. Du courage !

Bonne lecture,

Jean-Baptiste HERMANN

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01 novembre 2004

Post Scriptum 7

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Post Scriptum 7, novembre-décembre 2004 + Hors Série n°1 spécial International 2004

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Edito de Jean-Baptiste Hermann :

Nous approchons de la fin de l’année, et l’équipe de Post-Scriptum éprouve déjà le besoin de se remémorer les meilleurs moments qui enchantèrent notre journal. 2004 fut une année de rebondissements, de ressaisissements : nous n’oublierons jamais le “printemps de la Gauche”. Nous pourrions nous enthousiasmer davantage si le résultat d’autres élections était tout aussi rose. En effet, cet automne est le théâtre d’événements aux impacts internationaux dont les conséquences promettent de déjouer tous les pronostics. Ce contexte nous impose une nouvelle prise de position (pas à propos de la réélection de Bush, bien sûr, vous savez ce que l’on en pense), celle-ci s’inscrit dans le débat citoyen sur le projet de Traité Constitutionnel dont tous les médias se sont fait l’écho. Le référendum interne au Parti Socialiste permet d’irriguer un débat essentiel dans notre société et à la construction d’une conscience citoyenne européenne, nous saluons donc le courage politique et décidons nous aussi de rentrer dans la bataille, en défendant nos valeurs tout en regardant se dessiner l’avenir le plus sincèrement possible.

NON ! Nous ne voulons pas laisser plus de marge de manœuvre à l’impérialisme de Bush.
NON !
Au repli sur soi, aux fantasmes d’un individualisme aveugle, à la peur de l’autre, cette peur qui a permis la réélection de Bush…
NON ! Nous refusons d’oublier le rêve que nous susurrait une certaine idée de l’Amérique.

Ce n’est pas la réélection de Bush qui nous empêchera de voir en la flamme de la liberté, une promesse d’avenir pour la démocratie et les Droits de l’Homme. Si d’un côté nous pouvons être consternés par un deuxième mandat de Bush, de l’autre, observons que c’est la première fois que le vote démocrate est aussi important. Mais tout de même…Comment ce clown qui est à la tête d’une gigantesque armée, peut-il être considéré comme le maître du monde ? De tous les coins du globe des populations espéraient une prise de conscience américaine, les peuples criaient leur rejet de la politique dévastatrice du premier des G.I.. Mais… on ne change pas de chef de guerre qu’ils disent…même quand on est en train de la perdre ? Où plus exactement quand on ne sait plus par quels moyens la gagner ? C’est l’Amérique profonde qui a voté massivement pour Bush, cette Amérique que l’on connaît si peu…Et bien qu’elle soit confinée au cœur de l’hyperpuissance, ignorant les autres communautés de consciences qui l’entoure sur la planète, elle a validé une politique menant à une guerre qui lui paraît aux fins fond du monde…Un monde qu’elle connaît si peu.
Alors peut-on proposer une autre vision du monde, construire une alternative, faire entendre notre voix sur le plan international ? A-t-on le droit d’espérer ?

OUI ! Nous voulons construire l’Europe pour changer le monde, et non pas attendre que le monde change pour construire l’Europe.

OUI ! Nous voulons croire en la construction européenne et nous battre sans relâche pour qu’elle représente toujours plus notre idéal de justice et de démocratie.

OUI ! Au combat pour une Europe sociale et une solidarité internationale.

OUI ! A l’émergence d’une conscience citoyenne européenne, à la concrétisation d’un rêve commun, par une véritable Europe politique.

OUI ! Au projet de Traité Constitutionnel.

Notre position pourrait surprendre certains 

OUI ! Nous voulons construire l’Europe pour changer le monde, et non pas attendre que le monde change pour construire l’Europe.

OUI ! Nous voulons croire en la construction européenne et nous battre sans relâche pour qu’elle représente toujours plus notre idéal de justice et de démocratie.

OUI ! Au combat pour une Europe sociale et une solidarité internationale.

OUI ! A l’émergence d’une conscience citoyenne européenne, à la concrétisation d’un rêve commun, par une véritable Europe politique.

OUI ! Au projet de  Traité Constitutionnel.

Notre position pourrait surprendre certains qui se laisseraient aller à croire les préjugés qui font du bon gars de Gauche celui qu’est jamais d’accord. Nous avons le courage de nos opinions et la sincérité qui nous empêche de nous enfermer dans une contestation qui semble oublier qu’aucun combat ne se gagne sans perspective. Ce qui fait l’authenticité d’un combat de Gauche n’est pas la facilité dont il dispose à s’engouffrer dans le moindre refus, mais bien sa détermination à changer réellement le cours des choses en améliorant la vie de tous, en construisant pas à pas les conditions collectives nécessaires au bonheur de chacun.

Notre position est claire, nous espérons maintenant que les Socialistes mesureront l’enjeu de ce référendum et feront preuve de responsabilité, car le combat pour l’Europe ne fait que commencer...

JB HERMANN

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La Constitution participe à l’effort d’une conscience européenne et dynamise l’élan citoyen qui à force de s’essouffler a laissé le champ libre aux populismes. La thèse selon laquelle si on rejette aujourd’hui la Constitution, on aura eu le courage ( ! ) de dire non et on pourra alors se remettre sereinement ( ! ) au travail pour faire mieux, ou plutôt pour faire ce qu’il y a de mieux, de plus parfait, d’excellent (sinon on recommence à chaque fois) est drôle. C’est comme si l’on préconisait de couler le navire pour rendre les matelots plus courageux.

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01 octobre 2004

Post Scriptum 6

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Post Scriptum 6, octobre 2004

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Edito de Jean-Baptiste Hermann :

La fin de l’ Histoire… Certains prophètes de l’ ultralibéralisme pensent que l’ on aurait atteint ce stade, aboutissant au « point final de l’ évolution historique de l’ humanité ». Si cet édito n’ a pas pour but de réfuter la pensée de Fukuyama, nous tenons tout de même à préciser que l’ individualisme ( aujourd’ hui plus proche de l’ égoïsme que de la réalisation de soi) et la multitude d’ évènements qui bouleversent le monde semblent donner plutôt tort aux adorateurs de la religion économiste libérale. Une société idéale où les hommes vivent libres délivrés de l’ injustice, c’ est pas pour demain! Alors, l’ Histoire aura-t-elle une fin? Nous ne  le savons pas, mais en ce qui concerne l’ histoire de Post-Scriptum, elle ne fait que commencer...

L’ année dernière nous lancions notre journal sur la fac; depuis sa publication a dépassé les… 10 000 exemplaires! Notre motivation était d’ autant plus grande que l’ année 2004 représentait de nombreux enjeux citoyens, notamment la preuve d’ une résistance démocratique aux abus de la politique gouvernementale. Post-Scriptum est fier d’ avoir grandi durant cette année de victoires, et même de revanche, de la Gauche. Bien sûr, les défis sont désormais nombreux à relever, et il ne faudra pas faire fausse route dans des oppositions illusoires, mais construire concrètement l’ espoir et travailler à la progression d’ une conscience européenne.

L’ ambition de notre journal est en effet, depuis sa création, de se battre pour relancer la conscience citoyenne sur le campus en participant aux différents débats, en donnant la parole à chacun. Il y a un an, Post-Scriptum est né dans la douleur, mal accepté autant par les corpos que par les syndicats étudiants, victime de sa volonté à bouger le monde universitaire, à l’ exhorter à tenir son rôle d’ acteur citoyen dans notre société. Mais bien que ne proposant pas la fête du string, Post-Scriptum n’ a eu aucun mal à s’ imposer, n’ayant en plus aucune véritable concurrence,  étant donné l’ inexistence d’ autre journal d’ information critique sur la fac.

C’ est donc également la rentrée pour Post-Scriptum, et comme tout bon journal qui ne veut pas aller dans le bon sens, plutôt que de vous parler de nos deux journalistes aventureux dont la disparition en Irak a été surmédiatisée, nous préférons rendre hommage aux deux fonctionnaires décédés pendant leur service et dont la triste disparition semble avoir été oubliée. Toujours dans une remise en question de nos chers médias, nous avons tenu à parler de la confirmation démocratique du président du Vénézuéla, Hugo Chavez, dont nous avions pris le risque de défendre la politique dans le dernier numéro alors que la presse bien-pensante paraissait s’ opposer au dirigeant bolivarien. Et l’ actualité internationale est encore très riche en évènements, comme quoi la fin de l’ Histoire… ça ne marche peut-être que pour les Utopistes d’ un Monde Pourri ( Oups! Excusez-moi, c’ est la rentrée). Nous demandons par ailleurs pardon aux fans de Sarko de ne pouvoir lui accorder un article parmi nos colonnes alors que leur idole va bientôt être à la tête de l’ UMP, et nous remercions tous les militants de ce même camp de nous donner raison en collant leurs affiches n’ importe où sur les murs de l’ Université comme des sauvageons. 

Enfin, pour en finir avec toutes ces histoires, nous tenons à nous excuser pour le retard de publication de votre journal ce mois-ci dû à quelque problème technique, et souhaitons à toutes et tous une bonne année universitaire, de la solidarité, et de la réussite!

Bonne lecture

Jean-Baptiste Hermann

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01 mai 2004

Post Scriptum 5

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Post Scriptum 5, mai 2004

Edito de Jean-Baptiste Hermann :

Nous avions dit à post-scriptum qu’on arrêtait. On n’en avait assez. Puis on allait passer pour des acharnés… Mais bon c’est pas possible, il faut qu’on parle de lui !

Même s’il y a quelques mois il était devenu absent de notre journal (non pas par compassion, bien sûr, mais plutôt parce que l’on avait autre chose à dire ), eh bien cette fois il est de retour. Pas Raffarin, évidement. On ne va pas taper dessus il      est déjà à terre. On vous parle de l’exhibitionniste, la star de TF1, le félon du Roi, le portefeuille français qui s’envole aux States pour on ne sait quoi, faire son ex-gendarme à New York . Bref, maintenant que c’est un cow-boy, il faut le respecter à l’Assemblée. Mais à part se moquer de ses camarades tombés un soir de mars, quelles leçons il tire, lui, des régionales ? Enfin, on verra bien après les européennes, si en été, le Sarko est toujours aussi show …

Car voici venir le deuxième rendez-vous citoyen de l’année, et bien que les partiels ( ou autres !... ) remplissent toutes les têtes, il s’agit de bien saisir les enjeux des élections à venir tant elles sont importantes au point de vue international. Nous ne pensons pas avoir besoin d’évoquer les détails de toutes les atrocités planétaires comme le font certains médias, pour illustrer l’état catastrophique dans lequel se trouve le monde, et dont l’Irak, le Proche - Orient, la Tchétchénie, et bien d’autres, sont devenus des symboles. L’Europe doit jouer son rôle sur la scène internationale : celui d’être vecteur de démocratie et de paix. Pour cela elle devra parler d’une seule voix, ce qui comprend un accord entre les peuples de l’Union, et donc la naissance d’une conscience européenne. C’est à chaque citoyen et à leurs représentants de travailler à cette construction commune afin que l’Europe dépasse son image obsolète reflétant une simple zone de libre échange, et devienne enfin concrète à travers un effort politique et social. La génération que nous représentons se sent plus européennes que nos aînés. A chacun de le prouver  en se donnant rendez-vous aux urnes le 13 juin.

                                                          

Bonne lecture

Jean-Baptiste Hermann

Toute l’équipe de Post-Scriptum vous souhaite bon courage pour les partiels et vous dit au mois de septembre !

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01 avril 2004

Post Scriptum 4

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Post Scriptum , avril 2004

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Edito de Jean-Baptiste Hermann :

Vous connaissez Post-Scriptum, ses convictions, sa ligne éditoriale, ses motivations. Mais comme tout journal, à la veille d' élections, nous nous sommes trouvés dans la position délicate de faire un pari sur l’avenir. Scruter l’horizon avec les éléments du présent et l’expérience du passé. Post-Scriptum n’est pas une bande de politologues diplômés, ni de journalistes obsédés par les sondages. Et c’est peut-être ca qui nous à conduit avec audace à prévoir ce 28 mars.

La victoire incontestable de la Gauche aux régionales n’a pas tant été pour nous une “ divine surprise ” comme on  peut le lire dans les grands médias de  gauche. Plutôt un soulagement, et une euphorie, bien sûr, pour notre génération qui lave l’affront du 21 avril 2002 sans avoir vécu le 21 mai 1981. On nous reprocha de voir un peu trop en rose la perspéctive de ces échéances électorales. L’esprit revanchard du dernier édito de Post-Scriptum pouvait sembler décalé, pour certains, avec la réalité. Dommage pour eux, la REVANCHE du peuple de Gauche, elle, est bien réelle.

Certains avaient malheureusement tendance à l’oublier, ce peuple de gauche, qui participa au 82% du monarque Chirac. Et nous l’avions bien dit dans le dernier numéro que ces élections auraient un impact national quand de son côté le larbin du roi parlait d’enjeux locaux. Les leçons du 21 avril 2002 ne semblent pas avoir été tirées, les paires de claques se distribuent toujours. Et elles ont permis de remettre les choses en place pour d’autres, plus populistes que clairvoyants, qui d’un tour de magie vous transforme une contestation sociale en programme politique. Il faut dire qu’elle y a mit du sien cette extrême gauche qui allie ses différences parce qu’elle a soudainement envie, forte de ses 10% aux présidentielles, de passer par les urnes pour un scrutin régional.

Mais tous les extrêmistes n’ont pas subi un tel désaveu. Ceux qui avaient pourtant besoin d’un bon coup de pied au derrière sont toujours bel et bien là, voire même en progression.La fille du borgne se ramasse en Ile de France, et ravale ses prétentions, mais les scores de l’extrême-droite dans leur globalité sont toujours incroyablement élevés, les banaliser serait la pire erreur pour notre démocratie.

Heureusement, cette fois-ci pas d’alliance possible entre la droite et  son extrême. Victoire de la morale en politique, donc, en Bourgogne comme en Languedoc-Roussillon. Victoire aussi de la démocratie enchantée de voir l’abstention diminuée. Et victoire, surtout, de la jeunesse qui reprend son destin en mains par sa participation en hausse, et apportant son large soutient à la Gauche à plus de 72%. C’est aussi, en partie, la revanche de ces jeunes indignés des scores du 21 avril 2002 alors qu’ils n’étaient pas en âge de voter.Ce 28 Mars doit beaucoup à la jeunesse, et nous ne regrettons pas d’avoir publié 4000 exemplaires de notre journal durant cette campagne. Post-Scriptum a rempli son devoir de sensibilisation, la Gauche doit désormais remplir le sien : celui de porter l’espoir, de contrer les attaques du gouvernement “provisoire”, de réconcilier cette société si déchirée...

Bientôt de nouvelles échéances électorales sont à venir, et celles-ci d’une toute autre envergure. Beaucoup de pédagogie sera  encore nécessaire pour  qu’une véritable conscience  citoyenne  européenne  voit le jour, et permette enfin de construire une Europe politique et sociale! Ce n’est qu’un début...

Bonne lecture

Jean-Baptiste Hermann

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01 mars 2004

Post Scriptum 3

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Post Scriptum 3, mars 2004

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Edito de Jean-Baptiste Hermann :

Depuis sa création l’an dernier, Post-Scriptum s’est battu pour raviver la conscience citoyenne dont doit être digne l’univers étudiant et s’est voulêtre un journal à la fois critique et engagé, tout en s’ouvrant aux diverses sensibilités par la volonté de débat pour qu’enfin l’image d’une soit-disante jeunesse irresponsable et individualiste soit balayée par nos efforts communs,  retrouvant ainsi la force que nous représentons: celle porteuse d’espoir, dessinant l’avenir par nos idées nouvelles.

car il en est certains qui ne voient pas les jeunes de cet oeil là, cherchant à les diviser comme ils brisent le reste de la société, opposant les catégories les unes aux autres afin de mieux appliquer leur vision de la société, la ”France d’en haut” et la “France d’en bas” se révèlant être autant un délire qu’un fantasme de Raffarin. Infantiliser ou mépriser la jeunesse, c’est cette façon pour la droite de nier nos capacités de résistance, c’est nous laisser aller à la résignation pour nous imposer ses “valeurs” de compétition et de profit. Déclarant le chacun pour soi comme règle universelle, le darwinisme social, au travers du sourire cynique des thuriféraires du pouvoir en place, se moque bien de nous.

Mais que ceux-ci sachent que dans une démocratie même les scores dignes d’une république bananière réalisés par un pseudo-monarque judiciairement intouchable ne sont pas à l’abris d’une REVANCHE!

Dès le premier numéro de Post-Scitpum, nous avons appelé l’ensemble des étudiants à s’emparer des différentes questions de société afin d’y cerner les problématiques et de prendre part au débat dans lequel nous avons toute notre place.Post-Scriptum s’est fixé comme objectif de réveiller le campus, de militer pour une conscience cityenne, mais nous devons aujourd’hui d’exhorter la jeunesse à aller voter.REVANCHE!

Quelques soient les opinions de chacun la prmière victiore à remporter sera celle contre l’abstention, et seera certainement le plus difficile, vue la dépolitisation croissante et le manque de lisibilité du scrutin à venir. C’est par cette volonté d’information que Post-Scriptum réalise ce numéro spécial REGIONALES ou y sont présentés les compétences liées au conseil régional, ainsi que l’interview d’un candidat, mais aussi et toujours notre vision critique avec l’enjeu du scrutinet le bilan du président sortant élu avec les voix de l’extême-droite

Si certains pensent que cette échéance électorale ne dépasse pas le cadre local, mais nous pensons au contraire que les résultats à la sortie des urnes des 21 et 28 mars prochains auront un impact national. La droite aurait de sérieuses raisons de s’inquiéter d’une REVANCHE! En effet, il est bien difficile de ne pas tenir compte du climat social actuel, la politique gouvernementale assombrissant de jour en jour notre horizon par ses réguliers retours en arrière, mettant à bas de nombreux acquis sociaux sans soutenir aucune perspective d’avenir.

La société est bien grise, c’est à la jeunesse de lui redonner ses couleurs. Commençons par nous montrer responsable, le choix des jeunes aura un poids plus que considérable dans ces lections. Car l’idée que personne ne construira le monde de demain à notre place s’impose, la victoire pourrait bien être celle d’une jeunesse qui s’affirme de nouveau au travers d’une élection à l’étrange parfum de REVANCHE...le 21 et 28 mars, votons!

Bonne lecture

Jean-Baptiste Hermann

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